L’été approche : place aux vacances ! Vos travailleurs fixes se réjouissent d’une période de congé bien méritée, mais qu’en est-il du travail qui reste en attente ? Pour compenser leur absence, vous pouvez faire appel à un travailleur temporaire, comme un étudiant jobiste. Les étudiants jobistes constituent une solution rapide et flexible pour vous soutenir pendant les mois d’été.
Dans cet article, découvrez ce qui est possible, ce qui est obligatoire et les points auxquels il faut prêter attention.
Qui peut travailler comme étudiant jobiste ?
Un étudiant jobiste est une personne dont l’activité principale est d’étudier et qui est inscrite dans un établissement d’enseignement. Tous les étudiants ne sont pas éligibles : les personnes suivant un programme d’études limité, celles qui suivent des cours du soir et les stagiaires, par exemple, ne relèvent pas de ce statut, sauf dans certains cas exceptionnels.
Ainsi, les étudiants qui suivent une formation en alternance peuvent travailler comme étudiants jobistes, à condition que cela se fasse en dehors de leurs heures de formation et de stage et auprès d’un employeur différent de celui où ils effectuent leur stage. En juillet et en août, cela est toutefois autorisé à titre exceptionnel chez le même employeur.
Vous travaillez avec le même étudiant sur une longue période ? Dans ce cas, gardez à l’esprit que le statut d’étudiant prend fin dès qu’une personne travaille chez vous sans interruption pendant 12 mois.
Le travail étudiant est possible à partir de 15 ans. Les jeunes de 15 ans qui sont encore soumis à l’obligation scolaire à temps plein, c’est-à-dire qui n’ont pas encore suivi les deux premières années de l’enseignement secondaire, doivent respecter un certain nombre de conditions en matière de travail et d’occupation et ne peuvent effectuer que des travaux légers.
Le travail léger est un travail non industriel de nature légère. Un arrêté royal énumère les tâches autorisées. Ces tâches ne requièrent pas de formation spécifique et ne sont pas effectuées avec ou sur des équipements de travail mécaniques. Des règles spécifiques s’appliquent également aux jeunes travailleurs qui ne sont plus soumis à l’obligation scolaire à temps plein, afin de les protéger sur le marché du travail. Le statut d’étudiant n’est pas soumis à un âge maximum.
Quelles formalités devez-vous régler ?
Employer des étudiants est relativement simple sur le plan administratif, mais vous devez suivre correctement quelques étapes. Vous travaillez toujours sur la base d’un contrat d’occupation d’étudiant écrit, signé au plus tard au début de l’occupation et établi en deux exemplaires. Vous conservez ce contrat pendant l’occupation et encore cinq ans après.
L’étudiant doit recevoir un exemplaire du règlement de travail au plus tard le premier jour de travail et signer un accusé de réception.
Combien d’heures un étudiant jobiste peut-il travailler et combien cela coûte-t-il ?
Les étudiants jobistes peuvent travailler 650 heures par année civile à des conditions avantageuses pendant les périodes où ils ne doivent pas être à l’école. Pour les heures qui relèvent du statut d’étudiant, vous ne payez en effet pas les cotisations sociales ordinaires, mais une cotisation de solidarité avantageuse.
Concrètement, cela signifie deux choses : en tant qu’employeur, vous payez moins de cotisations ONSS, et l’étudiant conserve lui aussi un montant net plus élevé. En outre, l’étudiant ne doit pas payer de précompte professionnel sur ces heures.
Pour 2026, cette cotisation de solidarité s’élève à 8,14 % au premier, au deuxième et au troisième trimestre, et à 8,13 % au quatrième trimestre. Cette cotisation est répartie entre l’employeur et l’étudiant. En tant qu’employeur, vous payez 5,42 % sur le salaire brut (avec une petite cotisation supplémentaire pour le Fonds amiante au cours des trois premiers trimestres), tandis que l’étudiant contribue lui-même à hauteur de 2,71 %.
La différence avec les cotisations ordinaires est considérable, ce qui fait du travail étudiant une solution particulièrement rentable pour répondre à des besoins temporaires.
Vous devez toutefois pouvoir démontrer qu’il s’agit bien d’un étudiant, par exemple au moyen d’une attestation d’inscription. En outre, une déclaration Dimona correcte et introduite à temps (type STU) est cruciale, avant même que l’étudiant ne commence.
Que se passe-t-il si la limite de 650 heures est dépassée ?
Dès qu’un étudiant travaille plus de 650 heures, le statut avantageux prend fin. L’étudiant est alors considéré comme un travailleur ordinaire (ou étudiant travailleur). Cela signifie qu’en tant qu’employeur, vous payez à nouveau les cotisations ONSS classiques (environ 25 %), et que l’étudiant est lui aussi redevable des cotisations ordinaires de 13,07 % ainsi que du précompte professionnel.
Le coût salarial est donc sensiblement plus élevé. Il est dès lors recommandé de suivre attentivement le nombre d’heures prestées tout au long de l’année.
Conclusion
Les étudiants jobistes constituent une solution intéressante pour renforcer temporairement votre équipe : ils sont flexibles et financièrement avantageux. En même temps, il est important d’appliquer correctement les règles afin de pouvoir recourir au système en toute sérénité.



