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Actualité

Comment reconnaître un burn-out chez vos collaborateurs ?

Un collaborateur peut ressentir beaucoup de stress dans son travail. Les dossiers s’amoncellent, un délai paraît difficilement tenable, il y a des conflits avec certains collègues. Mais les changements dans l’organisation, l’insécurité de l’emploi ou un équilibre difficile entre vie professionnelle et vie privée sont également des « facteurs de stress ». burn-out

 

Les signes 

Les facteurs de stress ne sont pas forcément négatifs. Ils peuvent être source d’énergie, si vous savez les gérer. Hélas, ils sont plus souvent à l’origine d’un manque d’enthousiasme pour le travail, d’un absentéisme élevé voire d’un burn-out.

Un burn-out n’apparaît pas du jour au lendemain. Un burn-out se manifeste très progressivement et c’est ce qui le rend si difficile à détecter.

Il y a pourtant des signes qui peuvent attirer votre attention :

  • Fatigue

Lorsque votre collaborateur souffre d’un (début de) burn-out, il se sent souvent fatigué. Pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. Il se sent « à bout » et « vidé ». Il avait l’habitude de prendre souvent la parole, mais il est désormais silencieux et absent. Avant, il reprenait le travail après la pause de midi avec une énergie renouvelée et maintenant, il appréhende le reste de la journée.

  • Troubles physiques

Votre collaborateur se plaint de symptômes de stress, tels que maux de tête, maux de ventre, vertiges, essoufflement, palpitations ou douleurs dans la poitrine. Il souffre d’insomnies ou de perte d’appétit.

Un burn-out affecte la résistance de votre collaborateur, de sorte que son corps devient plus vulnérable aux infections, aux refroidissements, à la grippe... Il est donc plus souvent absent pour cause de maladie.

  • Problèmes de concentration

Un burn-out a également un impact sur la mémoire cognitive. Votre collaborateur peine à se concentrer et oublie des choses. Il ne respecte pas les délais ou commet des erreurs, alors que cela lui arrivait rarement auparavant.

  • Fragilité émotionnelle

Le stress au travail peut être source d’angoisse. Les collaborateurs angoissés n’osent souvent plus rien entreprendre et ne sont plus productifs. Votre collaborateur ne parvient pas à tenir ses délais ou à structurer son travail.

Les collaborateurs qui souffrent d’un burn-out peuvent difficilement contrôler leurs émotions. Un léger contretemps prend rapidement des allures de problème majeur. Votre collaborateur fond en larmes s’il essuie une critique. Ou il a des accès de colère.

  • Distance

Pour se protéger, un collaborateur qui souffre de burn-out prend ses distances par rapport à tout ce qui touche au travail. Il feint l’indifférence par rapport au travail. Il ne répond pas aux e-mails, arrive en retard au travail ou se fait porter pâle.

Les contacts avec les collègues lui importent peu désormais. Il décline par exemple les invitations à aller prendre un verre ou à sortir avec les collègues, alors qu’il ne le faisait jamais auparavant.

  • Dépression

Votre collaborateur est moins performant et se sent épuisé. Il s’ensuit qu’il est d’humeur maussade, manque d’entrain ou se sent coupable. Il ne faut pourtant pas confondre burn-out et dépression. Une dépression est un trouble de l’humeur : si votre collaborateur souffre de dépression, il n’a plus aucune joie de vivre ni aucune envie de travailler. Un collaborateur qui souffre d’un burn-out a envie de travailler, mais il ne trouve pas l’énergie pour le faire.


Un collaborateur perfectionniste peut rapidement souffrir de burn-out. Les travailleurs qui visent l’excellence, ne se rendent souvent pas compte qu’ils multiplient les heures supplémentaires, font un travail complexe ou sont sous pression.

Vous voulez savoir comment prévenir le burn-out chez vos collaborateurs ? Lisez les mesures de prévention du burn-out sur notre blog.

 

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Evi Verhaeghe
Par Evi Verhaeghe
02 août 2018