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La parole aux entrepreneurs

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Bart Van Lishout est depuis plus de 30 ans déjà, développeur de logiciels spécialisé dans les logiciels enfouis. Quel type de logiciel au juste ?

Un embedded system, ou système enfoui ou embarqué en français, est un système électronique (matériel et logiciel) intégré dans des objets usuels ou appareils, en vue de les équiper d’une forme d’intelligence. Avec ces infos Wikipedia qui sont quelque peu intello avouons-le en poche, je me suis rendu à Hasselt. Dans l’espoir que Bart Van Lishout puisse m’éclairer sur le sujet, ou plus particulièrement sur la raison pour laquelle ces systèmes sont tellement importants.

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C’est clair comme de l’eau de roche mais pas pour tout le monde !

Bart indique développer de tels logiciels enfouis tout en précisant immédiatement qu’ils sont omniprésents. « Voitures, téléphones, robots, télévisions ou encore mixeurs plongeurs ». Aujourd’hui, on les retrouve un peu partout. L’intérêt réside principalement dans le fait que les logiciels sont beaucoup plus flexibles que le matériel. Si vous souhaitez offrir une nouvelle affectation à un appareil, il ne faut en principe pas faire grand-chose au matériel. Il suffit d’adapter « simplement » le logiciel pour que l’objet se comporte différemment. Je préfère mettre le terme « simplement » entre guillemets car il faut bien évidemment tenir compte de tout un tas d’éléments. Le logiciel se voit aujourd’hui doter de plus en plus d’éléments pour lui permettre justement d’être flexible et être perfectionné par la suite. Il se peut même que certaines erreurs dans le matériel soient parfois corrigées par le biais du logiciel, même si ce n’est pas toujours possible.

Bart réalise que son exposé ressemble en partie à du latin. Ou à du chinois plutôt. Enfin soit, expliquer ce qu’il fait est peine perdue, mais il en a l’habitude. En gros, lors d’une réception de mariage, il n’abordera pas si facilement son travail, qu’il voit parfois aussi comme un hobby.

« Cette matière m’occupe depuis mes secondaires et depuis, elle n’a fait qu’évoluer. Si je montre un smartphone à mes grands-parents, ils le verront certainement comme de la pure magie. Impossible pour l’instant de s'imaginer les futurs développements. »

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Louvain - Hasselt - Louvain

Après ses secondaires, Bart a décidé de suivre un graduat en mécanique d’entreprise avec une spécialisation en microcontrôle.

« C’est en fait ce que j’ai toujours fait. J’ai toujours été microcontrôleur. J’ai ainsi d’abord travaillé deux ans chez Telindus à Louvain jusqu’à en avoir marre de faire ces déplacements au quotidien. J’ai donc cherché du travail près de mon domicile, et c’est ainsi que j’ai rejoint les rangs de Philips à Hasselt. C’était un plan en béton, sans me douter toutefois que Philips allait fermer 10 ans plus tard les portes de son établissement à Hasselt. Avant que je m’en rende compte, j’étais revenu à la case départ à Louvain, à 200 mètres de mon premier emploi chez Telindus. Mais j’y suis resté cette fois, et pas moins de 18 ans. Au début, j’y travaillais encore pour Philips mais après une série de reprises dont un rachat hostile, tout a commencé à basculer. Pour moi aussi d’ailleurs, car après une carrière de plus de 30 ans, l’on m’a mis à la porte sans aucune hésitation un peu plus tôt cette année. »

L’équipe de Bart qui comptait initialement vingt personnes, ne se compose plus que de huit collaborateurs fixes. Il n’en fait donc plus partie mais heureusement, il a plusieurs fers au feu.

« J’avais déjà d’autres projets à l’époque où j’étais salarié. Des projets que je ne pouvais pas facturer sans disposer d'un numéro de TVA. L’on me payait généralement en m’offrant des babioles, mais après le nième amplificateur ou haut-parleur, j’en avais un peu marre. J’ai donc décidé au fil du temps de me lancer comme indépendant à titre complémentaire, j’étais ainsi au moins parvenu à me débarrasser de tous ces petits cadeaux. Tout s’est déroulé à ma grande surprise plus ou moins sans heurts. J’ai décidé de faire appel dans ce cadre à Liantis. Mon épouse, qui est kinésithérapeute, fait partie depuis des années déjà de leur clientèle satisfaite. Qui suis-je donc pour la contredire et risquer des problèmes conjugaux si j’opte pour un autre compagnon de route ? »

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Votre propre patron

Pour l’instant, Bart est toujours indépendant à titre complémentaire. Après avoir été licencié avec un préavis de plus de 2 ans encore, il a décidé de ne pas rechercher activement un nouvel emploi durant les quatre premiers mois. Il avait encore un projet parallèle et a profité de l’occasion pour y consacrer plus de temps.

« Ce n’est que début septembre que je me suis dit prêt à accepter un nouveau défi. Que ce soit une mission en tant que contractant ou de nouveau comme salarié, je déciderais au moment où j’en sais plus à propos de la mission en question. À quasi 60 ans, je crois que j’ai peu de chance d’être à nouveau engagé comme salarié dans une entreprise. Mais cela ne me fait pas peur. Que du
contraire ! Surtout en raison de la variété. Si je devais tout recommencer, je me lancerais d’office comme indépendant. C’est peut-être à envisager pour ma deuxième vie. Ce statut vous donne en tous les cas la liberté d’arrêter un projet si vous en avez assez. Mais je peux vous assurer qu’avec une ancienneté de 30 ans, c’est quelque peu moins évident. »

Prendre des risques et dire adieu à toutes vos garanties. C’est un élément auquel font face de nombreux entrepreneurs débutants. Mais Bart a entre-temps pu se faire une idée, et peut donc donner des conseils avisés.

« Il faut à un moment donné oser faire le grand saut. Si vous faites quelque chose qui vous passionne vraiment, pourquoi ou que devriez-vous attendre ? Vos affaires tournent peut-être déjà tellement bien qu’elles en deviennent littéralement votre affaire. Une affaire où vous êtes libre de décider sans devoir écouter un management ou autre. Il n’y a rien de plus cool, n’est-ce pas ? »

Florence Van Coillie
Par Florence Van Coillie
01 octobre 2021

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