Share
Expert-comptable

Lire plus tard ?

Devez-vous payer des impôts sur vos revenus tirés de ventes sur des plateformes en ligne comme Vinted et 2ememain.be ?

En tant que particulier, vous vendez des vêtements de seconde main ou d’autres articles sur Vinted, Marketplace ou 2ememain.be. Devez-vous payer des impôts sur les revenus de vos ventes ou pas ? Et devez-vous mentionner ces revenus dans votre déclaration à l’impôt des personnes physiques ? 

Basiskennis bedrijfsbeheer en de leurkaart zijn afgeschaft: wat is de impact voor buitenlandse ondernemingen?

Directive européenne

Une directive européenne prévoit que toutes les plateformes en ligne, comme AirBnB, Goboony, eBay ou Vinted, doivent rendre compte des transactions de leurs membres chaque année. Ainsi, Vinted, Marketplace ou 2ememain.be doivent communiquer les données relatives à la vente de vêtements de seconde main ou autres articles au SPF Finances. Il s’agit par exemple du nombre de transactions et des montants versés ou perçus. L’échange de données intervient dès que les ventes atteignent 2 000 euros ou à partir de minimum trente transactions par année civile.

Qu’est-ce qui est imposé ?

Si vous vendez de temps à autre des articles personnels, vous ne devez pas le mentionner et vos bénéfices ne seront pas soumis à l’impôt des personnes physiques.

Toutefois, dès que le nombre de transactions et les bénéfices augmentent, vous courez le risque que le fisc impose votre « petit commerce » au titre de revenus divers (bénéfices issus de prestations fortuites ou occasionnelles imposés au taux de 33 %).

Si le nombre de transactions continue à augmenter et si vous avez procédé à certains investissements à cet effet, en d’autres termes, si votre commerce de seconde main se professionnalise, les bénéficies peuvent être qualifiés de revenus professionnels et être imposés avec vos autres revenus professionnels aux taux progressifs (maximum 50 %).

Question de fait

Il n’y a pas de limite légale au nombre de transactions ni au montant maximum que vous pouvez gagner sans être imposé. La mesure dans laquelle ces bénéfices ne sont pas imposés, sont imposés séparément (33 %) ou conjointement (maximum 50 %) reste donc une question de fait.

Par Sharon Vandenbossche
16 mai 2024

Lire plus tard ?

Cet article vous intéresse, mais vous n’avez pas le temps de le lire maintenant ?
Saisissez votre adresse e-mail ci-dessous, et nous vous enverrons un lien pratique qui vous permettra de le retrouver rapidement.
Nous vous envoyons uniquement le lien, pas de spam.