Le 10 juin, nous étions présents au Vlerick HR Day, l’événement de référence pour les directeurs et managers RH. En tant que partenaire platinum, nous y avons échangé avec de nombreuses organisations sur l’un des défis RH les plus actuels : comment gérer aujourd’hui l’absentéisme et la réintégration ?
Lors de l’intervention de Sylvia Vanden Avenne, directrice prévention et bien-être chez Liantis, une chose est apparue immédiatement : pour avoir un réel impact, il faut aller au-delà des procédures et des actions isolées.

De la réaction à la prévention
L’absentéisme et la réintégration figurent en bonne place à l’agenda de nombreuses organisations. Pourtant, l’attention se porte souvent sur ce qui se passe après qu’une personne est en incapacité.
Selon Sylvia, le véritable impact commence bien plus tôt. La prévention n’est ni une notion abstraite ni quelque chose qui vit uniquement dans des documents de politique. Elle se traduit dans la pratique quotidienne :
- attentes claires dès le début d’un emploi
- détection des signaux à temps
- vérification de la bonne adéquation entre le collaborateur et la fonction
Le message clé est clair : la prévention est la meilleure forme de réintégration.
L'importance de garder le contact avec votre collaborateur
Un deuxième fil rouge de la session était l’importance du contact. De nombreuses organisations ne prennent contact que lorsqu’un collaborateur est en incapacité. Or, c’est précisément à ce moment-là que la situation est souvent déjà plus complexe et plus difficile. La clé réside en amont : un contact régulier et sincère, même lorsque tout semble bien se passer.
Il ne s’agit pas d’évaluations formelles ou de moments de contact fixes, mais de petites interactions humaines. Prendre simplement des nouvelles pour savoir comment la personne va vraiment. Donner de l’espace pour rendre certaines choses discutables.
Ce lien continu permet de repérer plus rapidement les problèmes et de maintenir des seuils plus bas, y compris lorsqu’une personne est effectivement en incapacité et reprend ensuite le travail.
Réintégration : moins complexe qu'il n'y parait
La réintégration est souvent associée à des procédures complexes et à une législation stricte. Et bien que ce cadre formel existe effectivement, selon Sylvia, le principal levier réside justement dans des actions simples. Continuer à inviter. Maintenir l’implication. Engager la conversation.
Par ailleurs, il est important de reconnaître qu’une absence ne peut jamais être totalement évitée. La question n’est donc pas de savoir comment réduire l’absentéisme à zéro, mais comment une organisation le gère.
Chaque collaborateur suit en outre son propre parcours. Pour l’un, la réintégration signifie un retour à son rôle habituel ; pour l’autre, une autre manière d’envisager le travail.
Nous sommes là pour vous
La gestion de l’absentéisme et des enjeux de réintégration ne se fait pas seul. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre différents acteurs :
- le collaborateur
- le supérieur hiérarchique
- le département RH
- des partenaires externes tels que les médecins du travail et les prestataires de services RH
C’est précisément cette collaboration qui détermine si une approche fonctionne dans la pratique. Lorsque les parties travaillent en parallèle au lieu de travailler ensemble, cela se passe souvent mal.
Une approche intégrée dans laquelle la prévention, le bien-être et les RH sont alignés fait toute la différence.
Trois enseignements à retenir
Ce qui a rendu cette session particulièrement précieuse, ce sont les exemples pratiques. Pas seulement des success stories, mais aussi le chemin pour y parvenir : les étapes franchies par les organisations, ce qui a fonctionné et les obstacles rencontrés.
Cela rend la transposition à sa propre organisation beaucoup plus concrète et réaliste. Car chaque organisation part d’un point différent, et il n’existe pas d’approche unique qui convienne à tout le monde.
Voici les principaux enseignements tirés de notre session lors du Vlerick HR Day :
- La prévention commence plus tôt qu’on ne le pense. Pas seulement dans les politiques, mais dans les interactions et les choix du quotidien.
- Garder le contact est crucial. Ce sont les petits moments réguliers qui font la différence, avant, pendant et après l’absence.
- La collaboration est la clé de solutions durables. Vous n’avez un réel impact que lorsque toutes les parties concernées collaborent.


