Politique du personnel

Flexi-jobs : qu’est-ce qui va bientôt changer ?

Rédigé par Annelien Decan | 20 avril 2026

Les flexi-jobs deviendront bientôt un outil beaucoup plus efficace pour les entrepreneurs. Si le système est encore aujourd’hui principalement limité à une série de secteurs spécifiques, la réforme annoncée donnera aux entreprises de presque tous les secteurs la possibilité de faire appel de manière flexible à une aide supplémentaire.

Cela signifie : une réaction plus rapide en cas de pics de travail, une aide temporaire plus facile à trouver et un plus grand réservoir de talents à déployer. Mais à partir de quand cette extension sera-t-elle exactement en vigueur ? Et quels en seront les avantages ?

Ci-après quelques explications .

 

Des flexi-jobs pour (presque) tous les secteurs 

Aujourd’hui, les flexi-jobs ne sont autorisés que dans une liste limitée de secteurs. La réforme va fondamentalement changer les choses : les flexi-jobs seront d’office autorisés dans tous les secteurs, à moins qu’un secteur ne choisisse explicitement de ne pas les autoriser (mécanisme d’opt-out).  

L’accès au statut flexi-job sera également peaufiné sur un certain nombre de points, de sorte que le système sera mieux adapté à la réalité des entreprises à entités multiples.

Et cela aura un impact certain sur vous en tant qu’employeur :

  • Vous n’aurez plus à travailler dans des limites sectorielles strictes. 
  • Les secteurs plus petits ou moins classiques auront également accès à des emplois flexibles et peu coûteux.
  • Vous pourrez utiliser les flexi-jobs de manière plus ciblée dans les groupes d’entreprises, en tenant compte des nouvelles conditions. 

Les secteurs conserveront toutefois la possibilité d’exclure ou de réguler le recours aux flexi-jobs au moyen d’un mécanisme d’opt-out. Cela signifie que les partenaires sociaux continuent à déterminer au sein de chaque commission paritaire ce qui fonctionne dans leur réalité. 


Un plus grand réservoir de talents 

 Les travailleurs suivants peuvent d’ores et déjà travailler en tant que flexi-jobistes :

  • Les travailleurs salariés qui prestent au moins un 4/5 temps en plus de leur emploi principal au cours du trimestre T-3.
  • Les pensionnés qui ont pris leur pension au cours du deuxième trimestre précédant le trimestre du flexi-job (trimestre T-2).

La réforme assouplit également les règles relatives à l’emploi dans les entreprises liées. Désormais, un flexi-job sera autorisé dans une entreprise liée pour les travailleurs qui y travaillent à temps plein, tandis que la restriction continuera de s’appliquer pour les travailleurs occupés à temps partiel avec un contrat4/5. 

Cela facilitera le déploiement des flexi-jobs dans les groupes d’entreprises et les structures multi-entreprises, sans renoncer à l’équilibre initial du système.

 

Les flexi-jobs restent une solution avantageuse et pratique  

Le coût attractif et la simplicité des formalités demeurent.

Exemples :

  • la cotisation patronale spéciale de 28 %, 
  • le caractère fiscalement avantageux pour les travailleurs, 
  • les faibles barrières administratives grâce aux accords-cadres et aux procédures Dimona.

 

Les secteurs auront la possibilité de moduler grâce au mécanisme d’opt-out et d’opt-in 

La flexibilité ne réside pas seulement dans le statut lui-même, mais aussi dans la manière dont les secteurs pourront l’appliquer : 

  • Les secteurs qui ne trouvent pas les flexi-jobs souhaitables (par exemple pour des raisons d’organisation du travail, de sécurité ou de reconnaissance professionnelle) peuvent décider de ne pas les autoriser en utilisant le mécanisme d’opt-out. 
  • Les secteurs pourront toujours y revenir ultérieurement en utilisant le mécanisme d’opt-in si les besoins ou les visions changent.  

Cela permet de garantir un système largement disponible, mais en même toujours respectueux de la réalité sectorielle, comme dans les secteurs des soins de santé et de l’enseignement, où des règles supplémentaires peuvent s’appliquer.

 

Quelles seront les conséquences de cette réforme pour votre entreprise ?

  • Plus de souplesse en cas de pic de travail soudain : qu’il s’agisse de pics d’activité, d’un manque de personnel inattendu ou d’un travail saisonnier, les flexi-jobs offrent une solution rapide sans contrats de longue durée ni procédures complexes. 
  • Un déploiement plus efficace dans les groupes d’entreprises
    L’assouplissement des règles relatives aux entreprises liées permet d’assurer un déploiement plus ciblé des flexi-jobs, en particulier lorsque les collaborateurs travaillent à temps plein au sein du groupe.
  • Coûts RH réduits : dla simplicité de la structure et la cotisation patronale limitée font que les flexi-jobs restent un choix financièrement intéressant.
  • Moins d’obstacles, plus de possibilités : l’extension fait des flexi-jobs un outil RH à part entière, qui n’est plus réservé à quelques secteurs.

Sous toutes réserves, la nouvelle réglementation entrera en vigueur le 1er juillet 2026.