Désormais, les malades de longue durée devront être évalués chaque année par leur médecin traitant en vue du renouvellement de leur certificat médical. Par cette mesure, le gouvernement fédéral souhaite éviter que des personnes ne disparaissent durablement des radars tout en systématisant davantage le suivi de l’incapacité de travail.
Il s’agit d’une évolution importante, mais l’essentiel ne réside pas dans l’obligation en soi. La vraie question est la suivante : comment cette mesure s’inscrit-elle dans le parcours plus large de l’absentéisme de longue durée ? Et comment lui donner une réelle utilité dans la pratique ?
La réévaluation annuelle porte avant tout sur la prolongation du certificat médical et la confirmation de l’incapacité de travail. Mais cette formalité administrative offre aussi un moment récurrent au cours duquel :
Aujourd’hui, on constate que ce contact s’estompe souvent à mesure que l’absence se prolonge. En réinstaurant un moment d’évaluation structurel, le gouvernement veut éviter que des personnes ne disparaissent des radars.
La véritable valeur ajoutée ne réside donc pas dans le certificat proprement dit, mais dans le moment de contact et la réévaluation qui l’accompagnent.
Pour Liantis, une politique solide en matière d’absentéisme de longue durée ne se limite toutefois pas à ce certificat ni à l’estimation du potentiel de travail. Le point de départ se situe au niveau de la prévention.
Celle-ci passe entre autres par :
Les organisations qui misent consciemment sur la prévention réduisent le risque d’absence de longue durée et, par corollaire, la nécessité ultérieure de trajets plus intensifs.
L’estimation du potentiel de travail joue également un rôle dans le cadre plus large du retour au travail. Nos analyses montrent qu’il existe souvent des formes de travail possibles pendant la période d’absence. Dans le secteur des soins par exemple, 1 collaborateur absent sur 2 dispose encore d’un potentiel de travail.
Mais il est important de bien positionner cette estimation. Elle n’est ni un point de départ ni un objectif en soi, mais un élément parmi d’autres dans un ensemble plus vaste.
Dans la pratique, nous constatons que les organisations font la différence lorsqu’elles n’utilisent pas ces différentes composantes séparément, mais les relient au sein d’une vision claire et cohérente.
Et c’est précisément là l’un des principaux atouts de Liantis : s’appuyer sur une politique de gestion durable de l’absentéisme comme boussole stratégique, avec la prévention, le suivi et la réintégration comme étapes interdépendantes. Cette politique repose sur trois principes clairs : l’objectivité, l’approche humaine et des accords clairs.
Concrètement, cela signifie que nous accompagnons les organisations à différents niveaux :
Cette approche intégrée permet :
Ce ne sont pas les instruments en eux-mêmes qui font la différence, mais la manière dont ils sont utilisés ensemble.
Les réformes vont d’ailleurs au-delà de cette seule évaluation annuelle.
Ainsi, le suivi des dossiers par les mutualités est lui aussi renforcé, l’activation vers le travail est davantage encouragée et le soutien est élargi via l’accompagnement et des vouchers
Il s’agit d’une évolution positive. Car le suivi n’a d’impact que s’il s’accompagne d’un soutien concret et de perspectives.
La réévaluation annuelle n’est donc pas un levier en soi. C’est un élément parmi d’autres dans le cadre plus large de l’incapacité de travail de longue durée. Le véritable impact réside dans la cohérence avec laquelle la prévention, le suivi médical, le potentiel de travail et la réintégration se renforcent mutuellement dans un trajet cohérent.
C’est aussi la conviction de Liantis. Pour les organisations, le défi ne consiste pas à ajouter des moments de contact supplémentaires, mais à renforcer leur approche globale en priorisant la prévention, le suivi continu et un accompagnement ciblé.