Jamais auparavant autant de travailleurs n’avaient sollicité un soutien psychosocial au travail. En 2025, les dix services externes belges de prévention, dont Liantis, ont traité ensemble 24 669 dossiers liés aux risques psychosociaux, soit une hausse de 3,5 % par rapport à 2024. C’est ce qui ressort des chiffres annuels publiés par l’organisation faîtière Co-Prev.
Un record, mais pas pour autant une mauvaise nouvelle. Les chiffres montrent surtout que les travailleurs trouvent de plus en plus souvent le chemin vers une aide professionnelle lorsque les choses deviennent difficiles au travail, et c’est précisément l’un des objectifs d’une politique de bien-être.
Seuls 5 % des dossiers ont donné lieu à une procédure formelle. Cette proportion reste stable d’année en année, et ce n’est pas un hasard. Un entretien de conseil, une intervention informelle ou une conciliation permet de travailler plus rapidement et avec plus de flexibilité, en fonction de la situation.
Important à retenir : informel ne veut pas dire sans engagement. Si l’approche informelle n’aboutit pas à une solution adaptée, la procédure formelle reste toujours une option.
Autre constat marquant : lorsque les travailleurs ont un conflit avec un collègue, sans qu’il soit question de harcèlement, de violence ou de comportement sexuel non désiré, ils choisissent de plus en plus souvent des entretiens accompagnés auxquels le responsable d’équipe ou les RH sont également associés. Une évolution positive, car elle permet d’aborder la situation en interne et encourage une recherche commune de solutions.
Derrière chacun de ces 24 669 dossiers se cache le travail d’un conseiller en prévention aspects psychosociaux. Leur rôle n’est pas toujours visible, mais il est essentiel : ils détectent les risques à temps, les prennent en charge et accompagnent les travailleurs, les équipes et les organisations vers une solution durable.
« Une demande n’est jamais un simple dossier. C’est le signal qu’une personne se retrouve en difficulté au travail. Le conseiller en prévention aspects psychosociaux traduit ce signal en dialogue, en compréhension et en solutions durables. » - Evy Sadicaris, manager bien-être psychosocial chez Liantis
Cette vision est aussi partagée au sein même de Co-Prev. En tant que l’un des services externes de prévention qui composent l’organisation faîtière, Liantis joue aussi un rôle moteur dans la définition de la politique en matière de risques psychosociaux.
« Prenez les risques psychosociaux à bras-le-corps. Vous ne devez pas craindre un déferlement de plaintes, bien au contraire. Le fait de pouvoir en parler crée la confiance, et la confiance est la base d’une organisation saine. » - Jacqueline Jost, coprésidente du groupe de travail sur les risques psychosociaux de Co-Prev
Le nombre d’analyses des risques liées au bien-être psychosocial a augmenté de 7 % en 2025, et les formations sur ce thème, surtout « in company », ont elles aussi progressé. Des signaux positifs, mais Co-Prev constate aussi de grandes différences entre les organisations : certaines entreprises intègrent structurellement les risques psychosociaux dans leur politique, d’autres le font à peine.
Il y a donc encore une marge pour renforcer la prévention primaire : prévenir les problèmes avant qu’ils ne surviennent. C’est pourquoi de plus en plus d’organisations optent pour la présence régulière d’un conseiller en prévention aspects psychosociaux, par exemple une fois par mois.
Une telle permanence fonctionne dans les deux sens.
Autre fait marquant : le nombre de questions relatives à l’usage de substances (alcool et drogues) sur le lieu de travail augmente. Un thème qui reçoit clairement davantage d’attention au sein des organisations.
Vous vous demandez si votre organisation mise suffisamment sur le bien-être psychosocial ? Nos conseillers en prévention aspects psychosociaux réfléchissent volontiers avec vous, de l’analyse des risques à un plan d’action concret.